oral du concours - pendant
C'est parti ! Je pense à toute vitesse, les idées se bousculent dans ma tête. J'ai tellement de choses à dire ! Je rédige mon intro et ma conclusion puis je fais un plan et note mes idées pour le développement. "Il vous reste 2 minutes" C'est encore la surveillante. J'ai presque fini. "C'est fini maintenant" Encore elle ! J'ai finit, et je suis satisfaite. Mon brouillon est propre et organisé (le jury le garde alors il faut faire attention à ça). Maintenant, j'attends... C'est long... Enfin, la porte s'ouvre, c'est pour moi ! Et, là, un autre grand sourire se dessine sur mes lèvres... vous devinez ?
Je vais passer avec le jury que je voulais, ouf ! Je la suis dans la salle d'interrogatoire.
"Bonjour, installez-vous" me dit-elle. Je répond en m'asseyant : "Bonjour".
Je ne suis pas rassurée... Seule une table me sépare de ces trois paires d'yeux qui me scrutent. Trois femmes, j'ai de la chance. A ma gauche, la première est une psychologue. Les cheveux tirés en chignon, très maquillée, un air sévère et rassurant à la fois. Au milieu, une formatrice, je vous l'ai déjà décrite. A ma droite, une cadre de santé. Jeune, petite, et toute menue, des lunettes et des cheveux sans coupe... Elle n'a pas l'air marrante.
Je me lance. Je fais de mon mieux pour ne pas lire ma feuille et regarder chacune de mes interlocutrices quand je leur parle. C'est difficile. C'est celle du milieu qui prend les notes et j'ai un peu de mal à m'adresser aux 2 autres !
Je suis très stréssée et malheureusement, j'oublie pas mal de choses... J'essaie de paraître sûre de moi jusqu'au bout. Après avoir donné ma conclusion, je m'arrête subitement. "Vous avez terminé ?" me demande la formatrice avec un sourire. Je fais oui de la tête. Bien. Maintenant, c'est le bilan. Mon exposé comportait des choses bien, mais aussi des erreurs. Dans les choses bien : lien entre le sujet et la formation, connaissance de la formation, de la réforme. Dans les erreurs, un petit hors-sujet, mais rien de très grave.
Et ensuite, les questions. Je me suis bien débrouillée. A part un aspect contraignant de la profession que j'ai oublié (relations parfois difficiles entre collègues), et quelques larmes aux yeux à une question sur la confrontation à la mort, tout s'est plutôt bien passé... Ma licence d'anglais est un + qui montre que je suis capable d'entreprendre ces études et qui me sera certainement utile.
Résultats une quinzaine de jours plus tard...